Baume pour les lèvres

Défense de fumer, de boire ou de manger dans les locaux de ce blog. Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut. (Réné Descartes)

jeudi, novembre 02, 2006

Inquiétude

Il est trois heures du matin. Bras-dessus, bras-dessous, les étudiants un peu souls sortent du St-Patrick. Comme bien des fois, ils ont ''closé'' le bar à coup de bières importées et de rires. Légers, ils chantent en choeur leurs refrains favoris et se dirigent vers leur voitures. L'alcool sillonne leurs veines, et le tabac défendu boucane autour d'eux. Ils marchent dans la nuit, discutent joyeusement d'amour, d'amitié et du cégep.

Une halte dans le parking, afin de finir la soirée en beauté. Un autre joint. Puis, un autre, pourquoi pas? Il est trop tard pour boire de la bière, de toute façon. L'un d'eux sort de sa valise une guitare. Une escale dans le monde musical. Une toune, deux tounes, trois, puis quatre et cinq. L'amitié naît ainsi, au cégep. C'est le bon temps.

Finalement, ils décident de se quitter, une partie d'entre eux ayant un cours le lendemain à 8h30 am.

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Il est 8h30 am. Quelques gueules de bois courageuses sont venues quand même. Lunatiques, elles écoutent avec peine l'enseignant parler de sa petite fille. La journée passe, puis le soir arrive enfin. Juste avant de se préparer à retourner au St-Pat, un étudiant écoute les nouvelles. " Accident de la route dans la nuit d'hier à Terrebonne. L'alcool est en cause. Le chauffeur îvre a happé un autre véhicule. Les deux conducteurs sont morts sur le coup". Ébranlé par la nouvelle, l'étudiant décide de sortir quand même.

Lorsqu'il arrive au bar, deux de ses amis manquent à l'appel. Son cellulaire sonne. Sa copine, en pleurs, lui annonce que le conducteur îvre, c'était leur ami. Puis, le deuxième chauffeur un autre de leurs amis.

Ce soir-là, personne n'a le coeur à fêter. Tristement, chacun retourne à sa voiture, sans avoir profité de la broue quotidienne. Ils ont perdu deux des leurs, sans qu'aucun d'eux ne tente d'éviter le pire. Ce n'était pas de leurs affaires... Mais aujourd'hui, tous seraient prêts à n'importe quoi pour retourner en arrière, et tenir leur bout.

3 Comments:

  • At 11:16 p.m., Anonymous Anonyme said…

    Le St-PAt ca ferme pas avant 3 heures y me semble...

     
  • At 11:18 p.m., Blogger Sarah said…

    Justement...

     
  • At 10:38 a.m., Anonymous Anonyme said…

    Cette histoire là j'ai pas envie de la vivre.. j'ai pas envie et si les gens ne change pas, elle arrivera innévitablement..

     

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