Papa
Toute ma vie durant, je t'ai accordé mille pardons. Toujours, je me suis trouvée à tes côtés pour t'écouter, te consoler. Chaque fois où tu volais une partie de ma naïveté, chaque fois où tu ternissais mon regard rose sur la vie, j'ai su comprendre. Lorsque tu t'enfonçais dans les abîmes de ta maîtresse et que tu tombais plus bas, je me suis montrée aimante et sans jugement.
Quand toi tu oubliais que tu étais mon père, moi je me souvenais. Je t'ai toujours aimé simplement, sans pourquoi, ni raisons.
Quand l'alcool se place entre nous, quand tu choisis d'être un menteur, un fraudeur, un voleur, un lâche... Quand plus rien ne compte pour toi, quand tu détruit le peu que tu avais réussi à construire... Quand les mots ne t'atteignent plus, quand tu attends qu'on te sauve, quand tu déchires le coeur de mon petit frère... Papa, quand tu te montre aussi détestable, moi je t'aime toujours.
J'ai cherché à comprendre... J'ai lu des livres, j'ai interrogé d'autres alcooliques, j'ai parlé avec des spécialistes, j'ai consulté un psy. J'ai même demandé à Dieu, mais j'ai la foi qui fait mal à force d'y penser. Je sais maintenant que je ne peux rien pour toi. Te regarder souffrir, t'entendre souhaiter la mort, te voire malade... Rien de tout celà n'est facile, saches le. Aujourd'hui, au crépuscule de ta vie, j'ai la rage qui étouffe et le coeur qui saigne. Je voudrais tant te protéger, régler pour toi cette maudite obsession. Mais je ne puis que contempler, avec léthargie, le spectacle satanique de ton agonie.
Mon petit papa, grâce à toi, je sais qu'on peut gâcher sa vie. Je sais aussi qu'on peut faire plus de mal que de bien autour de nous. Je sais qu'on peut fuire toute sa vie. Je sais qu'on peut se retrouver seul, avec pour seule amie une caisse de 24. Je sais que tout nous rattrape. Je sais comment faire pour être une ratée. Mais surtout, papa, je sais ce que signifie amour inconditionnel.
Papa, je t'aime et je te pardonne tout, même si je ne cautionne aucunement tes agirs.
Quand toi tu oubliais que tu étais mon père, moi je me souvenais. Je t'ai toujours aimé simplement, sans pourquoi, ni raisons.
Quand l'alcool se place entre nous, quand tu choisis d'être un menteur, un fraudeur, un voleur, un lâche... Quand plus rien ne compte pour toi, quand tu détruit le peu que tu avais réussi à construire... Quand les mots ne t'atteignent plus, quand tu attends qu'on te sauve, quand tu déchires le coeur de mon petit frère... Papa, quand tu te montre aussi détestable, moi je t'aime toujours.
J'ai cherché à comprendre... J'ai lu des livres, j'ai interrogé d'autres alcooliques, j'ai parlé avec des spécialistes, j'ai consulté un psy. J'ai même demandé à Dieu, mais j'ai la foi qui fait mal à force d'y penser. Je sais maintenant que je ne peux rien pour toi. Te regarder souffrir, t'entendre souhaiter la mort, te voire malade... Rien de tout celà n'est facile, saches le. Aujourd'hui, au crépuscule de ta vie, j'ai la rage qui étouffe et le coeur qui saigne. Je voudrais tant te protéger, régler pour toi cette maudite obsession. Mais je ne puis que contempler, avec léthargie, le spectacle satanique de ton agonie.
Mon petit papa, grâce à toi, je sais qu'on peut gâcher sa vie. Je sais aussi qu'on peut faire plus de mal que de bien autour de nous. Je sais qu'on peut fuire toute sa vie. Je sais qu'on peut se retrouver seul, avec pour seule amie une caisse de 24. Je sais que tout nous rattrape. Je sais comment faire pour être une ratée. Mais surtout, papa, je sais ce que signifie amour inconditionnel.
Papa, je t'aime et je te pardonne tout, même si je ne cautionne aucunement tes agirs.


5 Comments:
At 12:32 p.m.,
ALX said…
Je crois en toi Sarah. Je veux que tu sache qu'il ne faut jamais laisser tomber, la vie fini toujours par nous sourire quoi qu'il arrive. Tu es une très bonne personne et je t'apprécie.
;)à une prochaine pizza grasse sur ton lit :)
At 12:36 p.m.,
Eve Glo said…
koi c quand sa la pizza
At 7:46 p.m.,
Anonyme said…
bravo Sarah pour dire tout haut ce que tu pense tout bas depuis tant d'années. Il faut avoir du courage pour se tenir debout dans de telles situations. Tu as un coeur d'or et protège-le!
Je t'aime cocotte ;-)
At 11:32 p.m.,
Sarah said…
Honnêtement chers amis, autant je peux apprécier votre soutien, autant je suis obligée de vous dire de vous détromper. Je ne suis pas forte. Je ne suis pas spéciale non plus... Je crois qu'au fond, j'ai encore beaucoup à faire pour accepter véritablement mon père tel qu'il est. Sachez que vous feriez sûrement mieux que moi dans la même situation. Quand on aime, on aide pas toujours par amour.. Souvent, c'est plus par sentiment de responsabilité. Si j'étais aussi forte que vous semblez le croire, je ne me plaindrais de rien. Je ne lui reprocherais pas non plus ses comportements. En réalité je suis faible, et je tente de me déculpabiliser de celà avec un amour que nous avons tous naturellement pour nos parents.
Mais merci de votre soutien
At 10:48 p.m.,
Anonyme said…
J'ai vraiment été touché par ton texte puisque je m'identifie un peu à ce dernier. Certes Il ne s'agit pas du même degré mais j'ai moi aussi ma part de problèmes avec mon père. Je souhaite que tes tourments cessent ardemment.
Je t'adore lil sis'
Publier un commentaire
<< Home