Baume pour les lèvres

Défense de fumer, de boire ou de manger dans les locaux de ce blog. Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut. (Réné Descartes)

jeudi, novembre 30, 2006

Perch à fond

Jésus a dit : "Bienheureux les pauvres d'esprit, car le royaume des cieux est à eux"

Moi je renchérit: "Bienheureux les membres des Perchaudes, car le royaume de la scène est à eux!"


Ma chère équipe,

Ensemble, nous gravirons les échellons du monde improvisé.

Ensemble, nous déguiserons la réalité


Ensemble, nous serons personnages rocambolesques.

Ensemble, nous inventerons des millions de nouvelles vies.

Ensemble, nous nous éclaterons la rate.

Ensemble, nous ferons la fiesta jusqu'à en mourrir de rire...




VIVE LES LUNDIS,
VIVE LES TOURNOIS,
VIVE LE COACH!!!


-xxx- Joueuse 07

vendredi, novembre 24, 2006

Papa

Toute ma vie durant, je t'ai accordé mille pardons. Toujours, je me suis trouvée à tes côtés pour t'écouter, te consoler. Chaque fois où tu volais une partie de ma naïveté, chaque fois où tu ternissais mon regard rose sur la vie, j'ai su comprendre. Lorsque tu t'enfonçais dans les abîmes de ta maîtresse et que tu tombais plus bas, je me suis montrée aimante et sans jugement.
Quand toi tu oubliais que tu étais mon père, moi je me souvenais. Je t'ai toujours aimé simplement, sans pourquoi, ni raisons.

Quand l'alcool se place entre nous, quand tu choisis d'être un menteur, un fraudeur, un voleur, un lâche... Quand plus rien ne compte pour toi, quand tu détruit le peu que tu avais réussi à construire... Quand les mots ne t'atteignent plus, quand tu attends qu'on te sauve, quand tu déchires le coeur de mon petit frère... Papa, quand tu te montre aussi détestable, moi je t'aime toujours.

J'ai cherché à comprendre... J'ai lu des livres, j'ai interrogé d'autres alcooliques, j'ai parlé avec des spécialistes, j'ai consulté un psy. J'ai même demandé à Dieu, mais j'ai la foi qui fait mal à force d'y penser. Je sais maintenant que je ne peux rien pour toi. Te regarder souffrir, t'entendre souhaiter la mort, te voire malade... Rien de tout celà n'est facile, saches le. Aujourd'hui, au crépuscule de ta vie, j'ai la rage qui étouffe et le coeur qui saigne. Je voudrais tant te protéger, régler pour toi cette maudite obsession. Mais je ne puis que contempler, avec léthargie, le spectacle satanique de ton agonie.

Mon petit papa, grâce à toi, je sais qu'on peut gâcher sa vie. Je sais aussi qu'on peut faire plus de mal que de bien autour de nous. Je sais qu'on peut fuire toute sa vie. Je sais qu'on peut se retrouver seul, avec pour seule amie une caisse de 24. Je sais que tout nous rattrape. Je sais comment faire pour être une ratée. Mais surtout, papa, je sais ce que signifie amour inconditionnel.

Papa, je t'aime et je te pardonne tout, même si je ne cautionne aucunement tes agirs.

samedi, novembre 18, 2006

Les cravings, vous connaissez?

Je me prépare mentalement à cesser de fumer de façon drastique. Il me reste quoi? Une dernière cigarette, et c'est fini. Inspiration, relaxation, expiration. Calmons-nous. La cigarette, cette fidèle béquille, doit sortir de ma vie. Je repense à la dernière (et première) fois où j'ai coupé court aux abus de tabac. 1 mois... 1 mois à être irritable, à trouver n'importe quoi pour s'occuper, à marcher en rond dans ma chambre... à ne pas pouvoir me permettre d'aller où que ce soit sans mon kit du fumeur en arrêt (gomme, eau, livre, musique).

Je repense à moi au printemps dernier, à lutter contre mon envie de fumer. Je me revois entrer dans un dépanneur, demander un paquet king-size et puis annuler le tout au moment de payer. Marcher dans la rue à 3 heures du matin en espérant croiser un fumeur qui voudra bien m'en vendre une. Me dire qu'au fond, c'est pas une cigarette qui va me faire recommencer, voyons!

Les cravings, vous connaissez? Un craving est une obsession souffrante causée par un besoin de substance X. Quand je dis obsession, le terme est faible. On ne pense qu'à ça, on ne veut que ça, on ne peut s'imaginer deux minutes de plus sans consommer. Moi, je me prépare à vivre d'horribles cravings de cigarettes.

Quand y faut, y faut!

Je ne vous promets pas de ne pas recommencer, ça ne regarde que moi de toute façon. Mais je vous demande, pour ceux qui auront la malchance de me côtoyer ce prochain mois, d'être tolérants avec mes sautes d'humeur à venir. Je vous aime.

stop!

mercredi, novembre 08, 2006

À qui la faute?

Ce texte a été inspiré par celui de Max Lalonde
(http://maximelalonde.blogspot.com/ )



Je suis parfaitement en accord avec le texte de Max. Au risque de me faire encore traiter de féministe, je dois dire que de voire le YMCA accepter une telle requête me rend presque malade. Ça revient, on ne se le cachera pas, à donner raison aux juifs hassidiques. « Vous trouvez impure le corps des femmes ? Pardonnez-nous ! ».

Depuis le temps qu’on essaie d’évoluer… Et le débat sur l’équité salariale n’est pas réglé. Je ne peux pas croire qu’on accepte de cacher des femmes HABILLÉES pour ne pas choquer un groupe de gens. Vous m’excuserez, j’en perds mes mots.

J'adore les autres cultures. Je suis affamée de différence, j'aime qu'on me parle des autres pays, des autres religions. J'aime discuter avec des gens qui ont une conception de la vie opposée à la mienne. J'aime me promener en plein centre ville, et entendre des bribes d'anglais, d'espagnol, d'arabe, de créole... Name it!

Ce que je n'aime pas, par contre, c'est qu'un peuple venu chez nous par CHOIX tente de modifier nos façons de faire. Ici, la loi de la libre expression et de la libre pensée existent toujours. Ici, on choisi comment s'habiller, se comporter...

Je ne veux pas généraliser. Je crois cependant que beaucoup d'ethnies tiennent à mettre le Québec à leur image. Prenez le foutu procès pour le Kirpan. Médiatisé à fond, ne me dites surtout pas que vous ne le connaissez pas! On se bat pour laisser un jeune aller à l’école avec un couteau (mais dans un étui, hein !) sous prétexte que c’est un symbole religieux excessivement important au sein de sa communauté. Les médias s’en mêlent, les citoyens réagissent… Mais au Québec, on peut choisir librement notre religion. Tant mieux. Cependant, on a fait le choix d’avoir des écoles laïques, où même les cours de catéchisme n’ont plus leur place. Oh… j’oublie la fameuse charte des droits de l’homme. Ici, on est un peu à cheval sur les principes. On en oublie notre bon sens. Cela dit, avec de bons avocats, on tolère que ce jeune ait un couteau. Puis, ça ouvre la porte grande comme ça aux futures requêtes de ce genre.

D’ailleurs, n’importe quel illuminé peut se partir une secte demain matin, et se sauver d’une couple de lois. Rappelons-nous cet idiot qui avait parti une secte, et qui avait marié une jeune fille de 7 ans. Il soutenait qu’il avait droit de consommer son mariage, puisqu’elle était sa femme. Dans sa religion inventée mais légale, une petite fille de 7 ans pouvait très bien marier un pédophile comme lui. Vous m’excuserez, je ne me souviens plus qui a eu gain de cause. Par contre, juste le fait qu’il y AIT UN DÉBAT LÀ-DESSUS me renverse !

Posons-nous la question suivante : Sont-ce les minorités culturelles qui sont le problème, ou alors est-ce nous ? En y réfléchissant un peu, la réponse est évidente.

Il n’y a rien de plus humain que de se regrouper avec des gens qui nous ressemblent. C’est un instinct bien encré chez nous. Puis, une autre caractéristique de l’Homme est que nous avons tendance à s’établir une routine. Depuis que l’Homme est Homme, il y a toujours eu des façons de faire ceci ou cela auxquelles on se rattache. Imaginez un instant que vous alliez en Inde. Deviendriez-vous hindou, ou bouddhiste ? Non. Mais vous ne tenteriez probablement pas de « tasser » leurs habitudes et d’imposer les vôtres.

La raison pour laquelle, selon moi, on se fait constamment « piler dessus », est que nous sommes un peuple mou. Les Québécois se sont presque fait assimiler par les Anglais... Et puis, nous avons encore une certaine hargne envers eux. Nous brandissons fièrement notre beau drapeau lors de la Saint-Jean, nous sommes accros à la loi 101. Bien ? Bien ! Je suis moi-même une ardente défenderesse de cette loi.

Quand on y réfléchi, la plupart des défenseurs bornés de notre culture (et la je ne généralise toujours pas) ne la consomment même pas. Plus ils sont étroits d’esprits, moins long ils en savent sur la culture québécoise. Ils parlent mal notre français (et l’écrivent encore plus horriblement), ils écoutent des films et de la musique américaine, pensent que le grand cinéma québécois est Elvis Gratton. Ils ne lisent pas nos livres (et souvent n’en lisent aucun). Ils ne vont pas au théâtre non plus. Au mieux, ils iront voir Patrick Groulx en spectacle.

Je crois sincèrement que nous faisons partie intégrante du problème. Je suis très, très fière d’être Québécoise. Mais j’aime les autres cultures. Je n’approuve pas la propension des minorités visibles à vouloir faire reculer notre société. Malgré tout, je crois sincèrement que si on les intégrait mieux, ils se sentiraient plus chez eux et auraient moins tendance à vouloir « s’imposer ». Après tout, s’ils ont choisi de s’établir au Québec, ils ne doivent pas détester notre façon de vivre. Apprenons à écouter les autres, à aimer les différences, et à défendre notre culture. Reconnaissons leurs diplômes, intégrons-les.

Si, une fois qu’on s’est montrés accueillants (dans notre attitude sociale), ils tentent toujours de changer nos façons de vivre… on en reparlera.

lundi, novembre 06, 2006

Cri de célibat

Je suis amoureuse de l'amour. Vous aussi? Vous ne me surprenez pas. La plupart des gens le sont. Carrence affective, manque d'attention, de confiance en soi. Beaucoup de personnes ont de la difficulté à s'aimer, et préfèrent donc se faire aimer par autrui. C'est plus facile d'aimer quelqu'un d'autre et de recevoir son amour. On est pas prêt à s'unir avec n'importe qui, mais on n'attend plus le prince charmant. Avec l'âge, on se contente de moins. La désillusion nous caresse l'esprit, le désanchantement nous berce.

5 mois dans la course du célibat, je traîne de la patte. Je m'accroches à mes amis, à mes rêves. Une nuit avec X, une autre avec Y. Puis, un baisé volé à Z. Un faux espoir donné à un tel, un drôle de sentiment pour un tel. Au fond, je suis simplement lasse de dormir seule. Biensûr, les hommes font partie de ma vie. Mais je ne veux plus de ces relations. S'endormir contre le ventre d'une personne spéciale, unique: voilà mon nirvana.

Il y a quelque chose d'atrocement banal dans le fait de s'éveiller aux côtés d'une personne pour laquelle on ne ressent rien de profond. Et pourtant... Il y a des nuits où on donnerait tout pour être blottis contre quelqu'un. Presque n'importe qui.

Oui, je suis amoureuse de l'amour. Le problème, c'est surtout que je ne sais plus trop ce qu'est réellement ce sentiment mythique. Je dis mythique, mais je sais qu'il existe. La preuve, j'ai déjà aimé. Mais aujourd'hui, alors que je réalise que même un grand amour se fanne, je saisis mal son sens.

"Connais-toi toi-même" certes, mais surtout, Aimes-toi toi-même.

On essaie? On s'en reparle, ma bande de célibataires endurcis!

jeudi, novembre 02, 2006

Inquiétude

Il est trois heures du matin. Bras-dessus, bras-dessous, les étudiants un peu souls sortent du St-Patrick. Comme bien des fois, ils ont ''closé'' le bar à coup de bières importées et de rires. Légers, ils chantent en choeur leurs refrains favoris et se dirigent vers leur voitures. L'alcool sillonne leurs veines, et le tabac défendu boucane autour d'eux. Ils marchent dans la nuit, discutent joyeusement d'amour, d'amitié et du cégep.

Une halte dans le parking, afin de finir la soirée en beauté. Un autre joint. Puis, un autre, pourquoi pas? Il est trop tard pour boire de la bière, de toute façon. L'un d'eux sort de sa valise une guitare. Une escale dans le monde musical. Une toune, deux tounes, trois, puis quatre et cinq. L'amitié naît ainsi, au cégep. C'est le bon temps.

Finalement, ils décident de se quitter, une partie d'entre eux ayant un cours le lendemain à 8h30 am.

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Il est 8h30 am. Quelques gueules de bois courageuses sont venues quand même. Lunatiques, elles écoutent avec peine l'enseignant parler de sa petite fille. La journée passe, puis le soir arrive enfin. Juste avant de se préparer à retourner au St-Pat, un étudiant écoute les nouvelles. " Accident de la route dans la nuit d'hier à Terrebonne. L'alcool est en cause. Le chauffeur îvre a happé un autre véhicule. Les deux conducteurs sont morts sur le coup". Ébranlé par la nouvelle, l'étudiant décide de sortir quand même.

Lorsqu'il arrive au bar, deux de ses amis manquent à l'appel. Son cellulaire sonne. Sa copine, en pleurs, lui annonce que le conducteur îvre, c'était leur ami. Puis, le deuxième chauffeur un autre de leurs amis.

Ce soir-là, personne n'a le coeur à fêter. Tristement, chacun retourne à sa voiture, sans avoir profité de la broue quotidienne. Ils ont perdu deux des leurs, sans qu'aucun d'eux ne tente d'éviter le pire. Ce n'était pas de leurs affaires... Mais aujourd'hui, tous seraient prêts à n'importe quoi pour retourner en arrière, et tenir leur bout.